Combien de panneaux LED il te faut selon la taille de ta salle

By 8 octobre, 2026 Guides de culture
Rangées de plantes cultivées sous abri sur toute la longueur d’une serre
Réponse rapide

La règle tient en une ligne : PPF nécessaire = PPFD visé × mètres carrés. Pour une floraison sans CO₂, l’objectif raisonnable est 800 µmol/m²/s : une chambre de 1 × 1 m demande donc environ 800 µmol/s, et une salle de 2,4 × 2,4 m environ 4 600.

Avec ce chiffre, tu peux ouvrir n’importe quelle fiche technique et voir si le luminaire y arrive. Ci-dessous, le tableau pour les tailles les plus courantes, avec le modèle qui convient et la consommation mensuelle.

Le calcul, avant d’ouvrir un catalogue

Il y a deux façons de se tromper en achetant de la lumière : en dessous, et la floraison ne remplit pas ; au-dessus, et tu paies une facture qui ne devient pas de la récolte. La même multiplication évite les deux.

Le calcul

PPF (µmol/s) = PPFD visé (µmol/m²/s) × surface (m²)

Objectifs de départ : 200 µmol/m²/s en bouturage, 450 en croissance et 800 en floraison sans apport de CO₂. D’où viennent ces chiffres ? C’est expliqué dans le guide PPFD et DLI.

Deux avertissements honnêtes avant le tableau. Le premier : le PPFD n’est jamais uniforme, le centre est toujours au-dessus des angles, donc ces chiffres sont des moyennes. Le second : la hauteur de montage change le résultat autant que le modèle ; un luminaire à barres travaille bien entre 40 et 60 cm au-dessus du couvert en floraison.

Tableau par taille de chambre ou de salle

Calculé à 800 µmol/m²/s en moyenne, l’objectif de floraison sans CO₂. Si ta salle ne sert qu’à la croissance, divise les µmol/s par environ 1,8.

Luminaires par taille de salle

Floraison · 800 µmol/m²/s

Chambre ou salle Surface Lumière nécessaire Luminaire qui convient PPFD moyen Puissance Électricité/mois
0,6 × 0,6 m 0,36 288 1 × 120 W · régler à 83 % 967 120 W 9 €
0,8 × 0,8 m 0,64 512 1 × 240 W · régler à 74 % 1.087 240 W 17 €
1,0 × 1,0 m 1,00 800 1 × 240 W 696 240 W 17 €
1,2 × 1,2 m 1,44 1.152 1 × 400 W 806 400 W 29 €
1,5 × 1,5 m 2,25 1.800 1 × 630 W Master Control 812 630 W 45 €
2,4 × 1,2 m 2,88 2.304 2 × 400 W 806 800 W 58 €
2,0 × 2,0 m 4,00 3.200 3 × 400 W 870 1.200 W 86 €
2,4 × 2,4 m 5,76 4.608 4 × 400 W 806 1.600 W 115 €
3,0 × 3,0 m 9,00 7.200 4 × 630 W Master Control 812 2.520 W 181 €

PPFD moyen sur toute la surface ; le centre est toujours au-dessus et les angles en dessous. Consommation à 12 h/jour, 30 jours et 0,20 €/kWh. Quand le luminaire dépasse l’objectif, la colonne indique le pourcentage auquel le régler.

La colonne de consommation suppose 12 heures de lumière, 30 jours et 0,20 €/kWh. Prends-la comme un ordre de grandeur et mets ton tarif réel dans le calculateur ci-dessous.

Calcule avec tes mesures exactes

Les chambres du commerce sont rectangulaires et les salles réelles presque jamais carrées. Entre les mètres que tu as vraiment et la phase dans laquelle tu vas travailler :

Un grand luminaire ou plusieurs petits ?

Pour le même PPF total, répartir sur plusieurs unités donne un PPFD plus plat et moins d’ombre dans les angles — exactement là où se perd le rendement. En contrepartie : prix par µmol, câblage, accroches et plus de points de panne.

  • Jusqu’à 1,2 × 1,2 m : une seule unité bien dimensionnée. En ajouter une deuxième ne fait souvent qu’augmenter le prix.
  • De 1,2 à 2 m² : une grande unité ou deux moyennes. Deux répartissent mieux si la chambre est allongée.
  • Au-delà de 2 m² : plusieurs unités, presque toujours. C’est là que le chaînage et la variation depuis un seul point commencent à compter.

Passé deux ou trois luminaires, le problème n’est plus la lumière mais le contrôle : allumer, éteindre, faire varier et gérer le lever et le coucher du soleil sur tous en même temps. C’est à ça que servent les contrôleurs, et la raison pour laquelle nos panneaux ont un port d’interconnexion.

Quel luminaire pour quel cas

Ce sont les tailles qui couvrent la plupart des installations. Prix et disponibilité arrivent en direct de la boutique :

Le chiffre avec lequel nous comparons

Deux panneaux au même prix peuvent différer de 25 % en lumière. Pour le voir sans discussion, nous divisons le prix par le PPF et nous parlons d’euros pour 100 µmol/s. Plus c’est bas, plus tu as de photons par euro :

Et après le prix d’achat vient celui du fonctionnement, qui sur un cycle de 90 jours est souvent du même ordre qu’une partie du matériel :

Erreurs de répartition qui coûtent du rendement

  • Un panneau carré dans une chambre allongée. Trop de lumière au centre, pas assez aux extrémités. Deux unités plus petites en ligne répartissent beaucoup mieux.
  • Suspendre haut « pour couvrir plus ». Tu couvres plus de surface avec moins de PPFD partout ; toute la culture baisse d’un niveau.
  • Oublier les parois. Une paroi réfléchissante propre renvoie la lumière vers les angles : c’est l’amélioration la moins chère qui existe.
  • Mélanger des modèles différents dans la même salle. Spectres et hauteurs optimales différents côte à côte : la culture pousse de façon inégale et tu ne sauras pas pourquoi.

Questions fréquentes

Vraies questions

  1. C’est la mauvaise question, même si la réponse approximative est utile : avec des luminaires à 2,9 µmol/J il faut environ 280 W/m² pour une floraison à 800 µmol/m²/s. Avec un luminaire à 2,0 µmol/J il en faudrait 400 W/m² pour la même lumière. Les watts dépendent de l’efficacité ; les µmol/s non.

  2. Environ 800 µmol/s pour une floraison sans CO₂. Une seule unité de milieu de gamme couvre ça ; deux petites unités conviennent aussi et répartissent un peu mieux, mais coûtent plus par µmol.

  3. Cela fait 5,76 m², donc environ 4 600 µmol/s à 800 µmol/m²/s. En pratique, deux grandes unités ou trois moyennes, et à ce stade il vaut mieux qu’elles se chaînent et se pilotent depuis un seul contrôleur.

  4. Cela dépend du modèle et de la phase. En ordre de grandeur, un luminaire à barres travaille bien entre 40 et 60 cm au-dessus du couvert en floraison, et plus haut les premières semaines. La bonne référence n’est pas le centimètre : c’est le PPFD mesuré au niveau du couvert.

  5. Oui, et c’est la façon sensée de grandir, à condition de choisir le même modèle avec un port d’interconnexion pour pouvoir ensuite les faire varier ensemble depuis un seul contrôleur.

  6. C’est celle du compteur : puissance × heures × jours. Pas d’équivalences, pas de « puissance de pointe ». Ce qu’elle n’inclut pas : extraction, ventilation et déshumidification, qui en été peuvent peser lourd.

D’où viennent les 800 µmol/m²/s ?

À lire ensuite

Pour comprendre les objectifs de lumière par phase et le calcul du DLI, commence ici.

Passe du tableau à ta salle réelle

Le calculateur complet travaille par plantes ou par surface, te dit combien d’unités de chaque modèle il faut et ce que consomme l’installation entière.